Cinéma

Fury, la guerre à huit clos

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Fury, la guerre à huit clos

22 octobre 2014, Brad Pitt est de retour à l’affiche de Fury, réalisé par David Ayer, dans un rôle qui lui colle à la peau : tueur de nazis. Chef du char éponyme « Fury » et accompagné entre autres de Shia LaBeouf, Jon Bernthal et Michael Peña, l’équipe est chargée de contrer les allemands sur leur propre terrain… Bref, la guerre dans ce qu’il y a de plus classique.

Avril 1945, les Alliés mènent une dernière offensive en Europe et parmi eux le char Fury parcourt l’Allemagne, en solitaire, ou disposé dans des unités d’engins blindés ; et a pour seule mission de tuer des nazis. Accueillant un nouveau membre d’équipage (Logan Lerman) après la mort du précédent co-pilote, ils reçoivent la mission d’aller attaquer et nettoyer une ville allemande, avant de devoir tenir un carrefour servant au ravitaillement des Alliés.

Le film se déroule donc sur une courte période, mais est techniquement bien rythmé. Hébergeant différentes personnalités : un croyant, une tête brûlée, un nouveau légèrement timide… Fury est une longue descente aux enfers dans les entrailles de la guerre. Une vérité crue qui prend aux tripes, un étalage de la violence réelle de la seconde guerre mondiale. Relatant parfaitement les différentes scènes de la guerre, Fury étonne de par son traitement original à travers un groupe en char et détonne car il ne cache rien, ou plutôt nous montre tout, comme pour nous faire comprendre qu’aucune mort n’était anodine.

La longue descente de Fury se caractérise aussi par le personnage timide campé par Logan Lerman, opposé au charismatique Brad Pitt, qui mène le film d’une main de maître. Ce personnage timide, réservé, représente tout ce qui s’oppose à la guerre : les sentiments, la bonne conscience… et apparaît comme une tache positive dans la boue ambiante du film. Une tache qui se laisse petit à petit salir par la mare de sang qu’est la guerre, une touche d’espoir qui s’éteint.

Fury manie donc avec brio les codes d’un bon film de guerre et amène en plus un traitement et un tempo original qui permet au spectateur de ne pas s’ennuyer sur les 2h15 de film, de sursauter, s’émouvoir, sourire… Bref, vivre la guerre dans ce qu’il y a de plus classique.

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