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EVENT – La 2ème édition du Festival de l’Humour de Lorraine, à mourir de rire !

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La 2ème édition du Festival de l’Humour de Lorraine, à mourir de rire !

En arrivant à 16h tapante à l’Espace Chaudeau de Ludres, on constate d’emblée que l’équipe est en effervescence depuis de nombreuses heures pour préparer le show humoristique qui commence à 17h30 ! Martin Lewandoski et Hugo Capelli, les organisateurs du Festival, se pressent, le régisseur reçoit des instructions dans son oreillette, les bénévoles de Nancy et de Metz s’activent, les danseurs du Slim Fit Crew s’entrainent, le jury se prépare, Julien Strelzyk, parrain du festival, fait des blagues dans les loges, et bien sur, les candidats répètent leur sketch encore et encore…

On essaye alors d’intercepter les deux organisateurs du Festival (que l’on vous avait déjà présenté ici) pour leur poser quelques questions ! 

Martin Lewandowski, 18 ans, étudiant à Science Po Paris et co-président de l’Association pour la Vie Lycéenne et Etudiante ; et Hugo Capelli, 19 ans, étudiant à Paris 2 en bi-cursus avec une Université Suisse à Fribourg, sont les deux créateurs du Festival de l’Humour de Lorraine. Rencontre…


Qu’est-ce qui vous a motivé à organiser ce festival la première fois et qui vous a poussé à recommencer cette année ?

Martin : Tout simplement les objectifs de l’association, qui sont de promouvoir la culture, les jeunes talents lorrains et de créer de la cohésion entre lycéens et étudiants : on voulait faire un projet pour remplir tous ces objectifs.

Hugo : A la suite d’une soirée organisée par l’association et avec plusieurs lycées de Nancy, qui a bien fonctionné d’ailleurs, on a voulu créer un projet culturel différent… Donc on a pensé à faire un festival de théâtre et finalement c’est devenu un festival d’humour parce qu’on a pensé que l’humour pouvait intéresser les jeunes…

Martin : Et ça a très bien marché ! Les gens en étaient très friands, ça n’existait pas vraiment à Nancy, du moins à part le Tremplin de l’humour de la MJC Pichon et le Clou’s up à Nancy, il n’y a pas d’autre scène qui met vraiment les artistes et les jeunes talents en avant et qui les aide. On a donc voulu refaire cette expérience et redonner la chance à d’autres personnes de monter sur scène et d’exprimer ainsi leur passion. Je fais souvent une comparaison : il y a parfois des gens qui font de la photo et qui aiment exposer leurs photos dans une galerie ou un resto ; de la même façon, il y a des gens qui ont comme passion l’humour et aimeraient bien aussi exposer leur talent, et malheureusement il n’y pas trop d’occasions… Ce festival en est une !

A quel point ce festival vous demande-t-il du travail et de l’investissement personnel ?

Martin : Ça me prend des dizaines d’heures par semaine. En quatre jours, j’ai dû dormir 10 ou 11 heures… Mais j’aime ça, je veux en faire mon métier et ça me donne une expérience bénévole et associative unique, ça m’apprend beaucoup de choses donc c’est de l’engagement personnel mais c’est pour la bonne cause.

Hugo : Le festival demande beaucoup de travail, notamment en terme de communication, mais également en terme de formation d’équipe, parce qu’il faut que l’on ait des personnes sur toute la Lorraine. C’est un festival d’humour organisé pour des lycéens et des étudiants, donc effectivement il faut du monde pour que tout cela se déroule de la meilleure des façons ; pour que tous les élèves, que ce soit à l’université ou au lycée, puissent savoir que ce festival existe. Donc la communication autour de cet évènement est très importante, que ce soit pour les auditions, la finale ; et peut-être pour une tournée si elle a lieu, et elle aura lieu, en Juin…

Cette année vous avez l’impression que le FHL fonctionne mieux encore que l’année passée ?

Hugo : En tout cas il y a eu plus de candidatures, autant de candidats en finale c’est inédit, et il y a plus de monde présent sur la finale, donc oui le festival se développe.

Martin : Je pense que l’année dernière, on n’avait pas beaucoup de candidats donc on a dû faire une sélection un peu moins rude alors que cette année on avait presque trois fois plus de candidats, donc forcément on a pris vraiment les meilleurs, ceux qui sont les plus motivés et qui ont le plus envie de monter sur scène. Quand on est motivé, quand on a envie de monter sur scène, quand on a envie d’exprimer sa passion, ça se ressent dans son sketch et ça fait rire !

Dans les loges on rencontre les six anciens de la première édition du FHL, qui préparent leur sketch commun. Du coup, on s’intéresse de plus près aux trois gagnants de l’année dernière et on fait un petit bilan de leur expérience…

On retrouve donc Manon Levieux, le duo de Gaël Blaison et Nicolas Masciocchi et Maxime Galichet pour quelques petites questions.


Qu’est ce qui vous a motivé à remonter sur la scène de l’espace Chaudeau ?

Maxime : Tout simplement parce que j’ai eu la chance d’arriver dans les 3 premiers de ce festival et comme ensuite on a fait la tournée avec les 6 premiers, j’ai discuté avec Martin et Hugo et l’idée de refaire ce sketch lors de la deuxième édition a émergé.

Manon : L’ambiance ! Et puis lors de la tournée, il y avait eu beaucoup de rires lorsqu’on avait fait le sketch commun, on a donc été rappelés. Du coup on a tous un personnage assez différent de la réalité ! En plus, c’est assez sympathique car on se mélange un peu avec les nouveaux, on peut leur donner des conseils, leur dire pourquoi ne pas stresser etc… Et puis nous cela nous permet de revivre l’expérience et c’est super agréable de remonter sur une scène où on attend 800 spectateurs.

Gaël et Nicolas : Nous n’avons pas tellement eu le choix… (rires) D’une part la nostalgie : remonter sur le Chaudeau une fois avec les copains… Si on nous propose un truc on va y aller surtout que c’était avec tous les copains de l’année dernière !

Le FHL vous a-t-il ouvert des portes et offert des opportunités ?

Manon : D’un point de vue personnel déjà j’ai beaucoup plus eu confiance en moi après la première scène. Ça m’a ouvert beaucoup de portes car j’ai réussi à un petit peu percer après en faisant des premières parties, en faisant des représentations dans des cafés-théâtres.

Nicolas : On s’est pas trop bougé le cul quand on regarde… (rires)

Gaël : C’est à dire qu’on nous a ouvert des portes mais il y a certaines portes qu’on a fermées… La plupart on y est allés et ça s’est très bien passé ! Vendredi par exemple on a rejoué avec Julien (ndlr : Julien Vers L’Olympia, humoriste et parrain du FHL). On a fait plusieurs trucs à la Comédie, on n’abandonne pas le projet mais parfois ça nous arrive de dire non.

Nicolas : Julien nous a beaucoup aidé, quasiment toutes les premières parties qu’on a faites c’était avec lui. En bref c’était vraiment quelque chose de bien. On est contents de remonter sur scène ce soir !

Maxime : Ça m’a aidé, ça a été de l’expérience en plus, toute expérience est bonne à prendre ! Même si dans tout ce que j’ai fait le festival a été de loin le festival le mieux organisé auquel j’ai participé !

D’un point de vue personnel, qu’est ce que vous retirez de votre expérience sur la scène de Chaudeau ?

Nicolas : La scène c’est l’éclate, c’est tout ce qu’il faut retenir ! Moi j’ai envie de continuer toute ma vie franchement !

Gaël : C’était la plus grande expérience de scène qu’on n’a jamais eu, ça c’est sur ! La plus grande scène qu’on avait faite auparavant c’était le théâtre de Verdun avec 300 personnes !

Nicolas : A Chaudeau c’était le double !!

Maxime: Je n’ai retenu qu’une seule chose : c’est que j’étais capable de faire ça dans ma vie. Ça a été un tremplin dans le sens où ça a été la confirmation que j’avais les capacités et que c’était vraiment ça que je voulais faire de ma vie ! Je suis vraiment heureux qu’il y ait eu une deuxième édition avec des jeunes toujours plus motivés, c’est un vrai plaisir de partager ça avec eux !

Manon : Celaa m’a permis de m’assumer moi, en tant qu’homo, parce que je fais quand même mon coming out sur scène et je dénonce l’homophobie. De mon côté ça m’a permis de m’engager personnellement, de lutter contre l’homophobie et de la tourner en dérision. Je me fous un peu des homophobes.

A 17h30 le spectacle va enfin commencer, les répétitions sont finies et les 800 spectateurs sont installés dans la salle. Les Slim Fit Crew entrent en scène puis Hugo présente les dix-sept candidats (treize garçons, quatre filles, dont deux duos et un trios) et les quatre membres du jury. Les sketchs s’enchainent et le public rit aux éclats ! Les anciens montent sur scène également, et même Hugo fait son show…

Le public et le jury votent… C’est l’heure du décompte des voix. Pendant ce temps, Julien Vers l’Olympia et Fabienne Durand assurent show. Finalement Hugo et Martin annoncent les vainqueurs (après avoir ménagé le suspens comme il se doit) : sur le podium en troisième position, Nicolas Lebrun-Ballarin ; en deuxième position le duo de Vincent Madelaine et Jean Pauly ; et c’est Clément Relativo l’heureux gagnant du festival.

On a essayé malgré l’agitation des résultats d’aller à la rencontre des quatre gagnants… Impossible d’approcher le duo, mais on a tout de même pu discuter avec Nicolas et Clément !

Le plus jeune, Nicolas Lebrun-Ballarin, a 17 ans et il est actuellement en Terminale ES au lycée Majorelle à Toul. Clément Relativo est le doyen du festival : à 22 ans il est en 3ème année de fac d’éco mention finance à Nancy.

Quelles ont été vos motivations pour vous inscrire au FHL ?

Clément : En fait je ne savais pas qu’il y avait cet événement, c’est un pote à deux jours de la clôture des inscriptions qui m’a dit « inscris toi c’est fait pour toi ! ». Je me suis inscrit, j’ai écrit mon sketch en 7 jours et je suis passé aux auditions. Le jury a bien aimé, alors j’ai été sélectionné et j’ai retravaillé mon sketch. C’est une envie depuis tout petit, dès que mes parents filmaient quelque-chose, je faisais toujours le guignol devant la caméra, j’ai toujours aimé faire rire, j’ai toujours été celui qui faisait rire tout le monde avec des petites conneries et du coup c’est tout naturellement que je me suis dirigé vers ce festival. J’aime ça, j’aime faire rire, j’ai besoin de faire rire les gens.

Nicolas : Je fais du théâtre depuis 10 ans, j’adore la scène, je m’étais toujours dit qu’un jour j’aimerais bien écrire des sketchs ou quelque chose comme ça, sans jamais trouver la motivation. Alors là je me suis dit « c’est bien, ça me donne un challenge, une motivation et je vais tester l’aventure ! »

Nicolas, petite question de curiosité, comment as-tu eu l’idée de ce déguisement farfelu ?

Nicolas : J’ai trouvé des vieux vêtements chez ma grand-mère et avec ces vêtements j’ai commencé à faire des impros…

Qu’avez-vous ressenti aujourd’hui avant de monter sur scène ?

Nicolas : Ça dépendait des moments, parfois gros stress et parfois j’étais assez apaisé bizarrement ! Mais au moment de monter sur scène c’était vraiment le gros stress.

Clément : Bizarrement pas de stress, c’est vraiment juste avant de monter que j’ai ressenti l’adrénaline : j’avais juste envie de sauter et d’y aller, c’était magique !

Qu’est-ce que cette expérience vous a apporté ?

Nicolas : De super belles rencontres, autant du côté des organisateurs que des autres participants. En plus, ça m’a permis de me mesurer au one-man show et au sketch car c’est assez différent du théâtre même si ça se rejoint. Faire un spectacle ensemble, Chaudeau, inviter mes potes à venir me voir, ça a vraiment été une bonne expérience.

Clément : Monter sur scène, avoir l’opportunité d’être sur une immense scène, devant un public déchainés de 800 personnes, qui est là vraiment là pour nous applaudir, pour prendre du plaisir, c’était incroyable.

Vous allez continuer dans la voie de la scène et de l’humour ?

Nicolas : Dans la voie de la scène, oui, le one-man show oui j’aimerais bien, mais je pense que je suis plus un comédien qu’un humoriste… Mais pourquoi pas quand même continuer temps que ça me plait !

Clément : Pour moi c’est un plaisir, c’est un passe-temps, comme quelqu’un qui joue d’un instrument : c’est ma passion. Alors j’irai à Paris sans hésiter ! 

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