Cinéma

CINÉMA – Les 4 Fantoches

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On s’était juré de ne pas commencer un article en vous parlant, une nouvelle fois, de la météo et des températures. Une promesse qu’on ne tiendra pas puisqu’aux premières lueurs du jour, en ce mercredi 5 aout 2015, certains de nos rédacteurs ont fait le choix d’aller se réfugier au frais dans une salle de cinéma. Fans de Comics et légèrement geeks, ils sont donc allés, tout naturellement voir le reboot des 4 Fantastiques mis à l’affiche dans la matinée. Une séance qui a inquiété le reste de la rédaction après la disparition pure et simple de ces reporters de l’extrême. Quelques heures plus tard, ils ont refait leur apparition en nous envoyant, chacun, un petit bilan de leur ressenti à propos de cette séance. Un moment qu’ils ont, visiblement, pris comme une séance de torture.

Vikius

Les 4 Fantastiques version 2015, un nouveau rendez-vous au cinéma pour voir des super-héros Marvel sur grand écran. Jusqu’ici tout va bien. Mais seulement jusqu’ici…

Le film a subi un bashing sauvage depuis plusieurs mois avant sa sortie. Malgré une grosse appréhension, on s’est laissé tenter pour se faire notre propre idée. J’avais envie de l’aimer ce film, vraiment. J’espérais intimement une bonne surprise.

Ce ne fut pas le cas. On suit une série d’évènements clichés qui nous présentent des personnages creux tout en étant expédiés à travers des ellipses placées aléatoirement. Des effets spéciaux baveux, des personnages qui se conduisent de façon irrationnelle, et un méchant en plastique (Oui, vraiment, il est recouvert de plastique avec quelques néons pour le coté bolidage) qui décide de détruire la Terre sur un coup de tête. Un des méchants le plus emblématiques de Marvel. Ça fait mal.

Les rares bonnes idées sont peu voire pas du tout exploités, les quelques moments sympathiques se limitent à des détails visibles quelques secondes. Aucun lien avec l’univers Marvel n’est fait, même Stan Lee n’est pas de la partie, c’est pour dire. Josh Trank veut montrer un film mature avec un réalisme poussé à l’extrême. Pourtant on a l’impression qu’il se torche le cul avec sur certains points (un enfant de 10 ans qui crée un portail vers une autre dimension OKLM dans le garage). A l’inverse, quelques éléments qui méritaient d’être résolument fantasques sont juste rendus ridicules. On avait annoncé un second méchant pour le film, le premier ennemi de l’équipe, l’homme taupe (bon certes ça pète pas la classe) qui n’est autre que le souverain d’un monde souterrain. On a eu beau chercher, on ne l’a pas trouvé. C’est après la séance et une recherche sur internet qu’on se rend compte que le mec est devenu un scientifique vendu à la solde du gouvernement. Certes avec une tête chelou, mais quand même quoi, y’a des limites.

Une fois arrivé à la fin du film, le coup de grâce est donné par les dernières lignes de dialogue du film qui introduisent le nom de la super équipe.

« C’est fantastique »
« Répète un peu ça ? »

La messe est dite. Tout ça pour dire que vous pouvez constater les dégats par vous-même, ou passer votre chemin. Libre à vous.

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Pieral

Par où commencer… Difficile de dire que c’était bien où qu’un billet ne s’est pas perdu dans la nature pour une raison des plus obscures. Une fois le film terminé et la post-scène attendue mais jamais arrivée, on se dit rapidement que, comme le MH370, le respect pour la licence des 4 Fantastiques a tout simplement disparu. Le film plane au dessus du sujet sans jamais véritablement se plonger dedans et les acteurs n’incarnent que les ombres des 4 héros.

Au début du film, tout se passe bien et malgré quelques détails des plus étranges, le film se laisse suivre et on se prend au jeu très rapidement. Malheureusement pour nous, le (pas) regretté Josh Trank foire complétement son coup et nous laisse on compagnie d’incompréhensions, de doutes et de faux raccords aussi anecdotiques que le bad guy du film. Grand méchant au visage aussi beau que les crânes de cristal d’Indiana Jones qui ne restera à l’image que quelques minutes. Juste assez pour que l’on en vienne à se demander quelles sont ses motivations de méchanceté et s’il ne remplace pas l’habituel caméo de Stan Lee. Et oui, autre grand absent de ce trip sous effets spéciaux plus osés que réussis, le grand papa de Marvel n’honore pas le film de sa présence.

Énième reboot complétement raté, Les 4 Fantastiques – ou FANT4STIC – n’est clairement pas à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre de cette nouvelle sortie. Si jamais vous cherchiez la pire daube de Marvel, arrêtez vous, elle est là.

Au final, le meilleur moment de la séance s’est révélé être la fin de celle-ci. Gardez vos sous, prenez une bière avec des potes en terrasse ou, pour le prix du billet, plutôt deux. Ha ! Aussi ! Jessica Alba n’est pas là et j’en suis venu à la regretter.

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