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REPORT – Maxime Dangles, servi en plat du jour à L’Ostra

Avec un live de Maxime Dangles, un back to back du label Concrète et un autre du Collectif Tribe au menu, L’Ostra Club promettait d’en rassasier plus d’un ce samedi 17 octobre. Les nancéiens se sont mis à table pour ne faire qu’une bouchée de ce festin de roi.

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Comme le veut la coutume, L’Ostra offrait le gîte et le couvert aux nancéiens qui cherchaient un endroit chaleureux où passer la nuit et manger à leur faim ce samedi. À la lecture d’un menu aussi généreux, avec des pointures internationales et des personnalités locales à la carte, les plus gourmands avaient rapidement réservé leur place. En guise d’amuse-bouche, le tandem d’amis Hrd et de Ded du Collectif Tribe avait préparé un met à base de techno, subtilement assaisonné d’une pincée de house pour réchauffer la salle. Thermostat 6. En entrée, la paire du label Concrete Music était dans toutes les assiettes pour faire mijoter ses invités avant que Maxime Dangles signé Skryptöm, le plat principal ne sorte du four. Pour finir sur une note sucrée de, Imecka a été servi en dessert pour les fines bouches insatiables.

L’apéro : Hrd et Ded

23h55. L’heure de passer à table. Pourquoi vous imposer une ascension ennuyante alors qu’on peut directement envoyer la sauce ? C’est ce que ce sont dit Hrd et Ded, aux petits oignons pour le warm-up de la soirée avec un set épicé de pépites techno/house. Ils ont fait leur tambouille comme des chefs, avec le goût des bonnes choses et animés par l’envie commune de les partager. Il faut dire que les deux cuistos connaissaient déjà la recette pour maintenir la foule en ébullition et leur mettre l’eau à la bouche avant l’arrivée de Maxime Dangles au coeur du repas.

Jean-Raphaël, qui considère L’Ostra comme sa seconde résidence les week-ends, a réellement apprécié la soirée : « J’ai bien aimé découvrir Tribe que je ne connaissais pas du tout donc c’était une bonne surprise. » En plus d’avoir présenté le collectif nancéien sous son meilleur jour, c’est fièrement qu’Harold l’a représenté avec son acolyte Édouard derrière les fourneaux en posant des galettes devant un « public assez réceptif ». Public visiblement comblé, si l’on en croit les retours positifs, dont celui d’un fidèle au QG nocturne depuis ses premiers balbutiements : « Leurs sets respectifs étaient parfaits. »

En vue de de les faire bouillir d’impatience, le binôme a régalé ses convives avec un prélude gourmand. Une explosion de saveurs avec des denrées rares et savoureuses accompagnées de surprises croustillantes comme Delano Smith – What I Do (Mike Huckaby’s Reconstruction). La recette ? Des ingrédients simples et efficaces pour le plus grand plaisir des tympans de ceux qui étaient présents. Affamés, les invités en effervescence voulaient du rab. Il ont été resservis avec Behzad et Amarou, qui excellent tout autant dans l’art de la table et qui ont fait des sons binaires répétitifs et hypnotiques leur spécialité.

L’entrée : Behzad et Amarou

2h. Après une joyeuse mise en bouche avec un set mitonné avec amour par Tribe, l’habitué du club n’a pas été déçu par Behzad et Amarou, qui ont repris le flambeau : « On va dire que c’est ce que j’ai préféré de la soirée. C’était de la bonne techno assez violente comme j’aime entendre en club. » Une techno électrique « vraiment énergique, fluide » à laquelle a adhéré un autre partisan de L’Ostra. Pour le duo, c’était une entrée en matière particulièrement réussie avec des textures fondantes et des saveurs princières pour une envolée romanesque. Quand on n’y a goûté, il y a un sentiment d’immersion dans une belle techno hypnotique. On sent vraiment la profondeur, la création d’une ambiance. Un don pour les atmosphères caverneuses remarqué lors de leurs passages aux deux Weather Festival, au Tresor, au Rex Club et aux côtés de Трип, label du fantasme masculin de la génération Y : Nina Kravitz. Max, qui figure parmi ces enfants, n’a pas grand chose à redire : « Behzad et Amarou de la Concrete, grosse techno bien nerveuse. Difficile de se louper sur des sets comme ça, c’est toujours efficace ! » De quoi faire fondre le public à feu doux avant qu’il ne s’enflamme sur le live braisé – technique de cuisson consistant à faire mijoter longuement à feu doux des aliments, d’après Wikipédia et abrasif de Maxime Dangles.

Le plat principal : Maxime Dangles

4h. Maxime Dangles passe à la casserole. À son tour d’être sur le grill. Plein de ferveur pour la techno made in France depuis les années 2000, le DJ et producteur est une figure importante et dynamique de cette scène. Le chef expérimenté de l’Hexagone a fait ses preuves en travaillant pour des labels notables dont Skryptöm, en jouant dans des clubs mythiques de Berlin. et en remixant Röyksopp, Miss Kittin & The Hacker, Oxia et d’autres artistes considérés.

Cette nuit-là, il a mis les petits plats dans les grands sans marcher sur des oeufs. Le chef étoilé, qui a le sens de la formule, n’a pas tourné autour du pot pour jeter de l’huile sur le feu et échauffer les esprits. La mayonnaise a pris rapidement avec une techno nerveuse, maîtrisée en direct. Un délices des profondeurs. Étienne, également membre du Collectif Tribe, n’était pas à la carte mais s’est délecté du menu, agréablement surpris par Dangles : « J’ai trouvé ça assez efficace. Un bon live très orienté club. » « Vu que je suis fan de son dernier EP et surtout, de Ventricule, j’ai trouvé ça super bien. », a renchéri Jean-Raphaël.

Pour réveiller les papilles – loin d’être endormie – Maxime n’y est pas y allé avec le dos de la cuillère. Les ingrédients antinomiques – une pincée de brutalité et de mélodies – de son live se sont mélangés harmonieusement pour donner lieu à des rythmes ravageurs et travaillés avec des épices propices à l’envoûtement. Un met alléchant, représentatif de la gastronomie française qu’on pourrait appeler techno hypnotique et profonde arrosée avec délicatesse d’un zeste de sonorités organiques sur lit d’electronica cotonneuses. Ses promesses d’envolées mélodieuses et savamment aromatisées, ce n’était pas du flan, ni du réchauffé. Il était plein de bons sentiments. Du pain béni pour Max : « En tant que gros fan de live, c’était super ! Un bon petit set Ableton bien maîtrisé, ça fait plaisir. » Applaudissements unanimes mêlé de sifflements, avant que le dessert ne soit servi sur un plateau d’argent.

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Le dessert : Imecka

5h30. Au vu du plat de résistance copieux que Maxime venait d’envoyer, ceux qui avaient eu les yeux plus grands que le ventre se sont retrouvés à la limite de l’indigestion. Mais pour satisfaire les envies des fins gourmets qui avaient encore faim et avaient gardé une place pour le dessert, Imecka, gérant du club et dernier du line-up, a ajouté son grain de sel. Pour autant, il était loin d’être dans les choux puisque sa cuisine a dissuadé quelques danseurs de quitter la piste grâce à ses sets qui « tapent toujours bien », d’après Jean-Raphaël. « Il y a quand même un certain rythme. »

Quand le créateur de l’association Melting Sound, producteur et gérant de L’Ostra se retrouve à prendre les commandes de son propre club avec un set de clôture, il y laisse un arrière-goût exquis : « Imecka comme d’habitude toujours présent, c’est vraiment bien sa manière de s’adapter à l’ambiance du public pour le dernier set, il arrive assez facilement à jauger ce qu’il faut faire, on voit que c’est à domicile. », a observé Max au fil des années passées dans l’établissement de nuit. Ainsi, ceux qui n’avaient pas l’intention de manger sur le pouce sont repartis repus. Un art culinaire dont L’Ostra a la recette même si, selon Max, on pourrait y a ajouter un nouvel ingrédient : « À quand des gros live sur modulaire genre Karenn à L’Ostra ? »

Crédit Photo :  Mina Daniele

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