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REPORT – Zadig, Rebekah et Pykup à l'Ostra

Comme on s’y attendait, les murs de l’Ostra ont tremblé pendant cette soirée du 24 Octobre, regroupant quelques jolis noms de la techno actuelle. On a profité de la soirée en votre compagnie et de celle de Rebekah, Zadig, Imecka et Pykup, avec qui on a échangé quelques mots autour d’un verre…

C’est Pykup qui a assuré le warm-up. Rien à voir avec le véhicule utilitaire ou les biscuits secs au chocolat. Ni avec Aphex Twin. Même s’il a un passif de 15 ans dans la musique électronique. C’est avec un set chargé d’effluves 90’s qu’on l’a découvert ce soir-là : un mélange bien mené oscillant entre rythmes frénétiques et nappes éthérées. Son univers musical, mental, subtile et aérien, en a fait voyager plus d’un. Une vraie bouffée d’air frais avant de plonger dans la chaleur de la soirée. Avant de continuer, on a d’ailleurs profité de l’occasion pour lui poser quelques questions.

Si tu n’es pas le sosie officieux d’Aphex Twin, qui es-tu ?

J’ai fait mes armes à Metz à 17 ans, dans des lieux emblématiques de la ville comme L’Araignée Au Plafond et Le Tunnel, un fantôme de la vie nocturne messine. En 2003, on faisait des concerts avec Paul Kalkbrenner dans la gare de Metz. Je me suis formé en soirées, et surtout après de nombreuses heures passées dans les magasins de disques. Je suis resté sur vinyle, j’ai jamais accroché avec le mp3.

En parlant de fantôme, dans quel spectre musical de la techno tu te situes ?

Je n’ai pas un style à proprement parler. Ça va des artistes de la scène de Chicago comme DJ Funk en passant par Detroit avec Jeff Mills pour la Techno. En label tu vas avoir des vieux trucs sur Relief, Djax Up Beat, ou Peacefrog pour l’Angleterre par exemple. J’ai aussi tout un versant plus calme : Maurizio, Basic Channel… c’est un peu ma culture. Celle avec laquelle j’ai grandi.

Lors de la construction de ton set, as-tu cherché à être cohérent avec celui de Zadig et Rebekah et à rester dans la même lignée pour chauffer la salle ?

Ce qui est important dans la sélection, c’est le côté instinctif. D’où mon nom de scène Pykup, qui signifie que je choisis ce qui me plaît. Chaque morceau a une identité. Pour moi être DJ, c’est un plaisir, mais il y a aussi un public en face et il faut en tenir compte. Le set, ce n’est pas qu’un enchaînement de tracks à la suite, c’est une histoire qu’on raconte à un public. Le but, c’est de proposer la meilleure musique qui soit, quelque soit le style, à partir du moment où c’est de la bonne musique et que ça convient au lieu.


On te retrouve tous les ans derrière les platines de L’Ostra, quel rapport entretiens-tu avec ses propriétaires ?

Ça fait plus de 15 ans que je connais Manu et Charlène. Ils sont devenus de bons potes. Tout comme moi, ils sont passionnés de musiques électroniques et c’est tout naturellement qu’on a accroché.

Quels ressentis partages-tu face à l’évolution du monde de la musique électronique ?

Il y a 20 ans, les gens étaient là pour la musique, Puis petit à petit, les médias français ont su diaboliser la musique électronique. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Au contraire, les médias s’en abreuvent pour générer encore plus d’argent. Il y a deux mondes distincts, l’un commercial et l’autre artistique. Mais ce que tu entends actuellement, c’est pas nouveau. Il y a rien de plus qu’il y a 15 ans. Il y a juste plus de matériel et de dispositifs pour produire.

Après cette entrevue, on est retourné du côté du public, en communion avec un Zadig déjà en place, qui ne voulait pas faire dans la dentelle. Son set à la fois linéaire et progressif pour arriver à une heure d’apothéose durant laquelle les basses se sont mêlées à des sons industriels ou à de l’acid. Avec ça, Zadig a pu nous préparer à l’arrivée de Rebekah tout en partageant avec nous ce qui a bercé son enfance.


Puis les TR-808 et TR-909 se sont arrêtés.
Un calme avant une tempête.

Rebekah est arrivée et s’est installée dans le plus grand calme. Zadig a tiré sa révérence pour laisser la prêtresse exprimer pleinement son talent. D’un seul coup, le calme musical a été happé par des basses qui ont littéralement fait cracher les basses de l’Ostra. Les amateurs de kicks massifs étaient au paradis, et la fluidité dans les transitions entre les morceaux, très percutants, en ont fait partir plus d’un. Derrière ses platines, Rebekah sourit et partage sa musique avec une telle énergie que certains cœurs ont, eux aussi, dû se mettre à danser.


La fatigue des jambes et des oreilles commence à se faire ressentir. Et pour couronner le tout, on se rend compte que le décalage horaire nous a offert une heure de musique de plus. Il est temps, une nouvelle fois, de reprendre la route du lit pour se reposer. Mais, soyons francs, certains ont fait le choix de continuer de plus belle la nuit. Là, par contre, on ne rentrera pas dans les détails…

Article réalisé par Mina et Ari

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