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L'interview Boumchaka et les Cunninlynguists au Hublot

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Le 31 octobre, c’était Halloween. Cadavres, zombies, loups garous, Graouh ! Mais c’était surtout la date du concert des Cunninlynguists, organisé par Boumchaka et à inscrire dans les annales des soirées hip-hop nancéiennes. Depuis sa création, il y a une dizaine d’années, l’association spécialisée dans la programmation d’événements musicaux est à l’origine de milles et unes folles soirées dans la région. Marie, chargée de la communication au sein de l’asso’ a accepté une interview sur les marches du Hublot, juste avant le concert !

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Peux-tu nous expliquer les origines de l’association ?

Boumchaka a vu le jour en 2004 et a d’abord été créée sur le bassin thionvillois. C’était une bande d’amis qui souhaitait faire bouger le coin, sans prétention, sur Thionville et les alentours. Au fil du temps, ça a pris de plus en plus d’ampleur. Aujourd’hui, ça fait plus de dix ans que l’asso’ existe, beaucoup de monde nous a rejoins et Boumchaka se professionnalise : en ce moment, nous sommes quatre employés, deux services civiques et ponctuellement des stagiaires. En plus, il y a tous les bénévoles qui nous aident.

Je dirais qu’on est aussi plus ouverts dans la nature de nos événements et plus étendus sur un plan géographique… mais c’est toujours une bande d’amis qui gère l’association ! (rires).

Géographiquement justement, jusqu’où peut-on passer de bonnes soirées avec Boumchaka ?

Tout dépend de nos événements, mais on organise beaucoup de concerts en bar ou en salle à Thionville et à Metz… On va dire que nos villes de prédilection sont Thionville, Metz, Nancy et Luxembourg. Cette année par exemple, avec notre festival electro hip-hop Freeeezeon s’étendra aussi jusqu’Épinal, dans les Vosges, pour la première fois ; et on retournera à Verdun, en Meuse. On essaye toujours d’avoir de nouvelles collaborations, de faire jouer tout un tas de bons groupes, de rencontrer de nouvelles équipes, de découvrir des salles. L’objectif est de proposer – et vivre – de beaux événements dans l’ensemble du Grand-Est.

Ton plus beau souvenir “boumchakiesque” ?

Cela fait un peu plus de deux ans et demi que je suis chargée de communication, alors il y a beaucoup de soirées qui m’ont vraiment marquées… Je peux en choisir deux ?

Bien sûr.

Lorsque je suis arrivée au sein de l’assoc’, ma première soirée a été un concert des Foreign Beggars qui jouaient dans le cadre de la troisième édition du festival Freeeeze. C’était à Thionville, dans un bâtiment en construction, qui allait devenir Le 3e Lieu. C’était étonnant de faire venir le groupe sur un chantier, à l’extérieur, alors que c’était l’hiver. Mais on a fait complet et l’ambiance y était géniale, un super souvenir.

La seconde soirée… c’est vraiment difficile de choisir, mais je dirais l’année dernière sur le festival Freeeeze, j’ai beaucoup aimé le concert de Mopp deep  à L’Autre Canal, à Nancy.

J’ai un troisième concert en tête, celui de Perturbator pour la fête de la musique à Thionville… j’aimerais en rajouter encore pleins, la liste est longue !

Ça nous fait donc deux de tes meilleurs souvenirs lors du Freeeeze !

Oui ! C’est vrai qu’il y a pas mal de soirées qui m’ont marquées mais c’est vraiment l’ambiance du festival que je retiens à chaque fois : Mos Def à Metz, A2H à Thionville ou Rone à la Rockhal d’Esch s/Alzette. C’est bien particulier, pendant un mois, on est quasiment tout le temps ensemble, à travailler. On rencontre pleins d’artistes, les soirées fonctionnent bien et il s’en dégage toujours des atmosphères particulières, aussi bien lors des soirées electro que lors des soirées hip-hop.

Bon, mais on a aussi de beaux événements hors festival ! Ce soir, par exemple, je pense que ça va être grosse ambiance, on vient d’apprendre qu’on est complet !

Félicitations ! D’ailleurs, du point de vue de la programmation musicale, est-ce que Boumchaka a un style de prédilection ? 

Sylvain, un des fondateurs de l’association est le programmateur. Depuis le début, il choisit les futurs concerts, parfois avec d’autres membres de l’association. C’est donc surtout en fonction de ce qu’il aime, car c’est un passionné de musique, de ce que les gens ont envie d’écouter et bien sûr, des opportunités. Après, il y a certains styles vers lesquels on ira moins comme le reggae ou le métal, car il y a déjà des associations spécialisées.

Le Freeeeze, que l’on organise, est vraiment tourné électro et hip-hop et on tient vraiment à suivre cette ligne de programmation car c’est l’essence du festival depuis sa création. En revanche, tout au long de l’année, on fait des concerts tout styles confondus !

Quelques exemples en tête ?

On a beaucoup de concerts en bars folk, rock, indie pop ou électro. Par exemple, au 7(7) (Metz) ou à l’Irish Pub (Metz) – dans lequel ce sera un peu plus rock. Au Nimby (Thionville), on s’autorise quasiment tout car le patron du bar est ouvert à tous les styles de musique. C’est vrai qu’on décide aussi avec les personnes des structures, des salles et des autres associations avec qui ont collabore… ce soir, ce sera du rap français et du hip-hop américain !

D’ailleurs, on remarque que vous essayez de mettre en avant la scène locale ?

Oui, bien sûr, même si ce n’est pas l’objectif principal de Boumchaka, on essaye de la valoriser, notamment sur les premières parties et lors du Freeeeze. Par exemple, on a déjà fait jouer les groupes qui vont jouer ce soir, LLM et le Saloon. Ce sont des gens avec qui on a déjà travaillé et on aime beaucoup les programmer avec des groupes internationaux. C’est super pour eux et également pour le public, qui découvre des artistes talentueux dont ils n’auraient peut-être pas encore entendu parlé.

Une des principales difficultés de l’association de ton point de vue ?

Pour ma part, ce sera plutôt des difficultés liées au réseau culturel actuel : le manque de subvention. On veut vraiment être en mesure de proposer des prix raisonnables – le concert des Cunninlynguists avec deux premières parties est à 12 euros en prévente ou 15 sur place -, de payer les groupes, de trouver des lieux sympas, etc.

Mais en ce moment la principale difficulté est la recherche d’un local pour l’asso’, à Metz. Actuellement, on travaille chez notre présidente… mais, c’est chez elle ! (rires). Depuis un an, nous recherchons des mises à disposition ou des locaux qui rentreraient dans nos moyens. Même sans être trop gourmands, c’est vrai qu’on a du mal à trouver un local respectant nos critères.

Si j’hésitais à être bénévole, qu’est-ce qui pourrait me convaincre de vous rejoindre ?

Tout le monde est bienvenu ! Aujourd’hui, il existe un « noyau dur », des bénévoles qui sont là depuis plusieurs années, qui ont leur boulot à coté, mais qui sont hyper motivés sur quasiment toutes les soirées. Après, il y a un autre « réseau » de bénévoles, plus jeunes et très investis, qui ont leur vie d’étudiants, leurs soirées, mais qui nous rejoignent souvent.

Selon les événements, il peut y avoir jusque trente bénévoles, on essaye de savoir ce que les gens veulent faire pour que leur expérience dans l’asso’ se passe le mieux possible. Si tu aimes faire de la photographie, tu seras plutôt dirigé(e) vers le pôle communication, si tu aimes bosser au bar, on essayera de t’y placer, et ainsi de suite.

Lorsque c’est en lien avec un projet professionnel, c’est top. J’ai accueilli des stagiaires en communication qui reviennent désormais en tant que bénévole pour prolonger leur expérience du métier. Et puis les gens reviennent parce que c’est fun ! On est une bonne bande, on rigole bien, chacun vient comme il est ! (rires).

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Des événements à venir pour donner envie à nos lecteurs ?

Il y a beaucoup d’événements gratuits à venir, donc le mieux, c’est de rester informé sur les réseaux sociaux. La prochaine date à ne pas louper : les Sticky Fingers, le 19 novembre au Mix N’Kawa (Belval, Luxembourg) et le 20 novembre à la Galerie L’Exil (Metz) ! Quant à notre festival Freeeeze, il débutera le 29 janvier 2016 et sera présent dans sept villes : Thionville, Metz, Nancy, Nilvange, Verdun, Épinal et Esch s/ Alzette. Je ne peux pas trop en dire, parce qu’on est encore en train de travailler dessus. Alors qu’on avait terminé à la Rockhal l’année dernière, en 2015, Freeeeze #5 commence à la Rockhal, le 29 Janvier avec Redman et Methodman !

Sinon, j’en profite pour parler des événements de l’association hors-programmation musicale : Le Sap’en troc, un vide dressing participatif et gratuit qui se tiendra samedi 28 novembre, à Metz. Boumchaka organise également un marché de créateurs pour mettre en avant les artistes locaux. L’année dernière, ceux-ci proposaient des ateliers gratuits en plus d’exposer et de mettre en vente leurs œuvres originales – sérigraphie, création d’objets de décoration, bijoux, vêtements, etc. La date exacte sera annoncée sur la page Facebook !

Et pour finir, c’est drôle comme nom Boumchaka, c’est quoi ?

En fait, c’est Sylvain et Émilie, les fondateurs de l’association qui ont trouvé ce mot là, il signifie tout et rien ! Grâce à lui, on est les premiers si on nous recherche sur Google ! (rires). Mais c’est aussi une référence à un film bien connu, que je vais te laisser deviner !

Merci beaucoup pour m’avoir accordé cette interview et pour cette super soirée. 

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Parce que cela concerne une nuit d’horreur, de musique et de culture dans la ville, j’en profite

pour rendre un hommage aux victimes du 13 novembre à qui j’ai beaucoup pensé en dessinant.

“L’humanité est plus fragile qu’une orchidée dans le désert.” #Gaël Faye.

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