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Dour Festival : reportage croisé d’un fan de techno et d’un fan de rap

Dour Festival : reportage croisé d’un fan de techno et d’un fan de rap

Nous avons beaucoup de passionnés de musique à la rédaction. Cette année, comme l’année précédente, nous avons donc décidé d’envoyer deux de nos rédacteurs en terre belge pour prendre la température du Dour Festival, ce monstre européen qui accueillait cette année une belle tripotée de phénomènes qui trustent depuis quelques mois maintenant le devant de la scène belge, mais aussi internationale. Que ce soit au niveau du rap ou de la techno, de nombreux artistes étaient présents pour représenter fièrement la Belgique. Lesquels nous ont le plus charmé ? Reportage croisé d’un fan de techno et d’un fan de rap…

Mercredi

Après une organisation longue mais soignée du campement dans lequel nous allions passer pratiquement une semaine de festivités et de nuits bien fraîches, place au planning de la soirée. Il est déjà 19 heures, voyons ce qui s’annonce… D’un côté il y a Caballero & Jean Jass, les deux belges frivoles, qui commencent leur show à 20 heures à la Jupiler BoomBox. Timing parfait pour avoir le temps de passer tranquillement la fouille et les portiques de sécurité, puis de franchir la grande allée des stands sans se presser. Arrivés sous le chapiteau, notre première réaction est de constater qu’il y a déjà pas mal de monde pour ce premier soir.

Premier réflexe : se presser au coeur de la foule pour profiter du show un maximum. Résumé du concert : on en prend plein les yeux et les oreilles. Pas de doutes, Caballero & Jean Jass savent y faire pour motiver du monde ! Fin du concert, pas une minute à perdre, Vald débute le sien sur la grande scène de la Last Arena. Mais pas de panique, on peut être a loupé son premier titre, mais on a tout de même pu profiter d’un concert assez dingue du phénomène du 93 ! Nous qui étions présents l’année dernière à son concert sous un chapiteau, on peut affirmer sans aucun doute qu’il a franchi un palier.

Une nouvelle fois, le concert suivant s’enchaîne directement avec le précédent et nous n’avons que très peu de temps pour retourner à la Jupiler BoomBox sans encombre. Trop tard, la foule est déjà bien au rendez-vous et le monde se presse maintenant à l’extérieur du chapiteau (l’intérieur étant complet) pour tenter d’apercevoir le monstre belge qu’est Damso. Ayant eu deux parcours légèrement différents, seul un de nous deux réussira à voir le concert dans son intégralité… #TristeVie

Nos deux chemins se sont séparés ici. Un de nous rentrera prendre des forces au camping tandis que l’autre ira se rafraichir et manger des frites (évidemment). En seconde partie de soirée, c’est avec un artiste québécois nommé A-Trak, gagnant des DMC 1997 à l’âge de 15 ans, que la fête continue. La grande scène est bien remplie pour cette première journée, et le virtuose du scratch se lance pour un set digne des plus grands festivals américains, mais avec une précision technique bien au dessus de ceux-ci.

Jeudi

Cette journée du jeudi a été particulière pour nous, on peut dire qu’on a procédé à un joli relai d’équipe. Pendant que l’un d’entre nous se reposait, l’autre a commencé la soirée avec le concert communautaire de Bruxelles Arrive, un joli concept qui réunissait la crème du rap belge sur scène. Avec entre autres Roméo Elvis, Jean Jass, Caballero, Krisy, La Smala ou encore L’Or du Commun, le public aura eu sa dose de bon son dans une ambiance respectueuse et bon enfant. Un excellent concert !

Pour enchaîner dans cet état esprit, mais en procédant à un léger changement d’ambiance, place au concert commun de Kalash Criminel et Kaaris, les deux rappeurs originaires de la ville de Sevran. Dans un chapiteau comble, nous constaterons sur scène que les deux artistes savent y faire. Dans une ambiance brûlante, ils chaufferont chacun leur tour le public de manière intense, au point de voir s’élever des nuées de vapeur de la foule, témoignant de la détermination et de l’engouement du public. Après une heure de show (30 minutes par artiste) et des immenses pogos, le concert laissera notre rédacteur sur les rotules. C’est là que le passage de flambeau s’est déroulé, à son retour au camping. Notre second rédacteur a pris le relai pour une soirée agitée…

Petite mise en condition avec Larry Heard, à La Petite Maison dans la Prairie, qui nous a présenté son live “Mr Fingers” avec une House bien colorée et son partenaire à la voix surprenante. De belles symphonies, mais un petit sentiment d’inachevé, peut-être était-ce juste le calme nécessaire pour le premier concert de la soirée de notre rédacteur. Un changement s’imposait pour lui, il est donc allé voir la deuxième moitié du live de Vitalic à la Last Arena. Le show de lumière était réglé au millimètre carré, les panneaux de led suspendus faisait des va-et-viens au-dessus des platines de notre cher français pour éblouir les festivaliers, une belle claque !

Une belle série de concerts se profile ensuite pour notre rédacteur, un Todd Terje déjà connu mais qui fait toujours danser le chapiteau à l’écoute du titre ”Inspector Norse” mais il ne s’y attarde pas beaucoup… parce qu’il a hâte d’aller voir Kaytranada ! D’ailleurs, la foule s’amasse déjà à la Jupiler pour voir le canadien. Avec ses remix de Janet Jackson ou encore AlunaGeorge, il a fait flamber la fosse. Pour finir, nous sommes passés voir la sensation du moment The Black Madonna qui nous as légèrement déçus, dû à la fatigue de notre rédacteur ou celle de l’artiste qui enchaîne les dates, nous ne le saurons jamais !

Vendredi

Suite à notre nuit de repos bien méritée, on était près pour attaquer le vendredi. Après avoir vu une tente voler littéralement à travers le camping (on ne ment pas, vidéo à l’appui), direction le site ! Sur le chemin, nous avons fait un petit coucou à nos chers homologues nancéiens du Petit Chaouen, situés dans l’allée principale des stands, puis à 3D (Dour Développement Durable) pour chopper des cendriers de poche. Ensuite, nous avons bifurqué à la scène Dub Corner. On a pris une douce et sympathique dose de reggae en mode sound-system, un moment dépaysant dans ce joli chapiteau noir et blanc…

Après une petite pause boisson, nous avons assisté au concert des nord-irlandais de Two Door Cinema Club. Surfant sur la verve de tubes comme “What You Know” ou “Undercover Martyn” le live des artistes ne passera pas inaperçu à nos yeux. Un moment sympathique à vivre entre amis, à danser bêtement sur des airs entêtants.

Petit tour ensuite à la somptueuse scène De Redbull Elektropedia Balzaal (ils insistent sur le nom complet, alors on leur fait plaisir) pour assister au concert d’Amelie Lens. La scène a certes changé de look par rapport à l’année dernière, mais elle ne reste pas moins surprenante, avec ses multiples panneaux lumineux, ses estrades et ses colonnes externes bondées d’amateurs de sensations musicales fortes…

Nos deux rédacteurs se sont ensuite déplacés vers la Caverne (anciennement nommée Cannibale Stage) pour ne manquer aucune miette du début du show de Crystal Castles. Ces derniers feront d’ailleurs une performance assez dingue. L’absence d’Alice Glass passera presque inaperçu à nos yeux, Edith Frances ayant pris le relai à merveille avec ses envolées criardes poussées à plein régime sur fond de basslines dévastatrices d’Ethan Kath. On ne vous cachera pas qu’on a croisé quelques pupilles dilatées et des gens heureux à ce concert.

Nous terminerons leur live en équipe, juste avant de nous retrouver une nouvelle fois à la De Redbull Elektropedia Balzaal pour terminer le concert de Blawan et entamer sérieusement celui de la charmante Nina Kraviz (qu’on ne voyait pas malheureusement à la distance où nous étions) Du changement par rapport aux années précédentes Nina nous as impressionnés avec des transitions beaucoup plus techniques qu’il y a deux ans sur cette même scène ! C’est durant ce concert que nos deux rédacteurs se sont quittés. L’un est rentré au camping, tandis que l’autre a entamé une petite série de photos nocturnes…

Samedi

Place à une journée intense, celle du samedi. Le jour qui enregistrera un record d’affluence d’après l’organisation, avec pas moins de 55.000 festivaliers. Le concert de Lomepal à la Last Arena a fait office d’apéritif copieux pour cette soirée. Le phénomène rap auteur du fabuleux album #FLIP a entamé son concert avec les tubes de son album, puis invité son compère belge Roméo Elvis pour entamer le titre “Billet” et enfin ses potes de Fixpen Sill. Un moment fort de ce festival pour nous !

Un de nous deux partira durant le concert pour aller voir Meute. Une belle fanfare qui reprends à sa sauce des tubes d’artistes tels Solomun ou encore Laurent Garnier. Le coup de coeur de notre rédacteur ! 

Une petite balade sur le site nous as confirmé le nombre de festivaliers présents, impressionnant ! On reviendra plus tard dans la soirée pour venir voir un bout du concert de Phoenix, les versaillais ont assurés un live de qualité. On en attendait pas moins d’un groupe comme eux. Par la suite, c’est un autre français qui nous as charmés, il s’agit de Rone. Son live, combinant envolées planantes et visuels forts, nous a littéralement étonnés… Pour parfaire notre soirée et procéder à un changement d’ambiance avec un style tout autre, direction le concert de Die Antwoord. Les mots pour qualifier leur concert sont simples : déjantés, foufous, barrés…. bref, c’est un concert à vivre au moins une fois ! On passera la suite de la soirée écouter un peu de techno bien sombre au Labo avec Damian Licht et DJ AZF, mais la chaleur de cette petite salle nous emportera vers Hunee, qui fit grandir une vague de bonheur dans tout le chapiteau, passant de la techno à la house, et faisant danser tout le monde pour finir ce samedi…

Dimanche

Au vue de la journée intense que nous avons vécus le samedi, le dimanche sera long à commencer pour nous. Pas de concerts avant 17 heures. Pour chacun de nous deux, ce sera direction la Jupiler pour le concert du phénomène rap Lorenzo, venu avec ses fidèles acolytes du crew Columbine. Un concert qui remue beaucoup, avec des fans qui chantent par coeur ses morceaux, et de la chaleur, beaucoup de chaleur. Un live intense. Par la suite, nous dégusterons de très bons burgers non loin de là. L’un de nos rédacteurs quittera le festival ici, pressentant un bouchon au parking. Il aura eu raison de prendre les devants.

Pour le second rédacteur, la soirée continuera avec un très beau live de la belge Charlotte de Witte à la scène Redbull, puis par un live de Solomun aussi intense qu’impressionnant. Après une petite pause bien méritée, il enchaînera avec les concerts de Tale of us, puis par celui des rappeurs du 91 qui font le buzz depuis plusieurs mois : PNL. Ces derniers le décevront, la prestation live n’étant selon lui pas à la hauteur de leur réputation. Direction ensuite à la scène Redbull pour un DJ set appréciable de Kölsch, puis par un live du groupe culte Justice, avec une nouvelle mise en scène et une tracklist qui mêlait des mashups de leurs anciens morceaux et quelques-uns du dernier album, bravo ! Pour finir ce festival, notre rédacteur est allé voir KiNK, qualifié “d’IDM” par un certain Luc croisé là-bas, de “l’Intelligence Dance Musique”. Que dire, une performance live au delà des attentes de notre rédacteurs, une très belle exécution et un parcours sans faute de l’artiste ! En résumé, une fin de festival bien puissante. La programmation du dimanche était carrément dingue, mais il ne pourra pas tout faire… Après une petite nuit de sommeil, il quittera également le festival, se faisant prendre malgré lui dans la mêlée interminable du parking.

Pour conclure cet article, ce fut un très beau festival. De plus en plus de monde foule le festival, rendant certains concerts parfois incroyables, parfois inaccessibles malheureusement. Mais comme on dit : c’est le jeu ma pauvre Lucette ! D’un autre côté, nous tenons évidemment à préciser que nous avons choisi deux parcours musicaux particuliers, reflétants seulement les goûts musicaux de deux rédacteurs. Durant ce festival, avec le nombre d’artistes programmés et le nombre de styles musicaux différents représentés, il est possible de faire des parcours multiples et totalement opposés. Les choix sont nombreux à Dour et c’est ça qui est beau !

Pour ceux qui ont assisté au festival, n’hésitez pas à nous dire en commentaire quel concert vous a le plus marqué ! Si vous avez perdu des objets durant le festival (coucou Maxime) vous pouvez contacter la police locale par ici, et si vous avez perdu l’amour de votre vie, on vous invite à consulter cette page pour le retrouver. N’oubliez pas : Dour, c’est l’amour ! On vous laisse un petit diaporama de photos à consulter ci-dessous…

© Crédits Photos : Alex Lermechin – We Love Nancy – 2017

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